Une image libre de droit gratuite : un bon plan à exploiter dans le cadre d’une stratégie webmarketing… La photo est aujourd’hui un élément essentiel dans la communication d’une entreprise commerciale : pour illustrer une fiche produit, pour faciliter la lecture d’un article de blog ou la compréhension d’un tutoriel, pour accrocher le regard sur les réseaux sociaux.
Mais cette quête demande du temps, parfois de l’argent, et surtout un peu de vigilance juridique. Bonne nouvelle : il existe en ligne des banques d’images gratuites et de qualité. Encore faut-il savoir ce que leurs licences autorisent réellement.
Comment savoir si une image est libre de droit ?
Avant de se lancer dans la recherche d’images gratuites, il est important de savoir ce que cette notion recouvre. Une belle image gratuite peut-elle être utilisée dans le cadre de n’importe quel usage ? Est-elle nécessairement libre de droits ? Et avant toute chose, comment savoir si une image est libre de droit ?
Les photos libres de droit ne sont pas nécessairement gratuites…
… et les images gratuites ne sont pas nécessairement libres de droit. La notion d’image libre de droit est différente de celle d’images gratuites. Les images et photos libres de droit peuvent être utilisées sans limite de temps, mais dans un cadre défini par la licence d’utilisation acquise au préalable : l’utilisateur est autorisé à faire usage de l’illustration aux conditions mentionnées dans la licence. Il peut s’agir d’une licence autorisant la seule reproduction de l’image à des fins non commerciales, ou d’une licence étendue permettant notamment l’impression de la photo sur des produits dérivés, par exemple. En tout état de cause, les termes et conditions sont nécessairement précisés.
A noter : le droit de la propriété intellectuelle et le droit d’image en France protègent les auteurs et les protagonistes de la photo dans une large mesure, en imposant leur consentement préalable à toute utilisation de leur œuvre. Si une photo libre de droit n’est pas nécessairement gratuite, une image libre de droit et gratuite, cela existe. Malgré cela, elle reste protégée par le droit d’auteur, et son usage est encadré par la licence sous laquelle elle est publiée.
Les licences Creative Commons
Les licences Creative Commons permettent différents usages, et notamment :
- CC0 (Creative Commons Zero) : l’auteur renonce à ses droits, l’image bascule dans le domaine public et peut être utilisée sans restriction.
- CC BY : les photos libres de droit doivent mentionner l’identité de leur auteur.
- CC BY NC (non commercial) : tout usage commercial nécessite l’accord de l’auteur.
- CC BY ND (no derivated work) : au moment de son exploitation publique, l’utilisateur ne peut ni retoucher, ni transformer, ni utiliser l’image libre de droit dans le cadre d’un montage.
Attention : le CC0 a largement disparu des grandes banques gratuites
C’est le point que la plupart des articles sur le sujet n’ont pas mis à jour, et il change concrètement ce que vous avez le droit de faire.
Les trois grandes banques gratuites ont abandonné le CC0 au profit de leurs propres licences : Unsplash en 2017, Pixabay en janvier 2019, Pexels également, même si une partie de son fonds ancien reste en CC0. Pixabay a rétabli le CC0 en avril 2023, mais uniquement pour les contenus déposés avant janvier 2019.
En pratique, ces licences maison restent très permissives : usage commercial autorisé, aucune attribution obligatoire, modification permise. Les différences portent sur les usages périphériques :
- Interdiction de revendre ou de redistribuer le fichier tel quel, sans travail créatif ajouté. Un poster imprimé à partir d’une photo non modifiée est hors licence.
- Interdiction de compiler les contenus pour bâtir un service concurrent. Le CC0, lui, ne l’interdit pas.
- Passage par l’API : Unsplash et Pexels imposent alors une attribution, contrairement au téléchargement classique. Pixabay ne l’exige pas.
Une nuance qui compte pour un usage professionnel : ces plateformes ne vérifient pas systématiquement les autorisations de droit à l’image des personnes photographiées. Pour une campagne publicitaire mettant en scène un visage identifiable, la prudence commande de passer par une banque payante offrant une garantie contractuelle.
Google images : libre de droit ou non ?
Télécharger une photo en libre accès sur Google Images permet-il d’en faire un usage libre ? Non. Google Images n’est pas une banque d’images : c’est un moteur qui indexe des visuels hébergés ailleurs, sous des droits très variables. En pratique, tout support visuel – photo, image, dessin – est protégé par le droit d’auteur. Pour utiliser un résultat, il est donc nécessaire de remonter à sa source afin de savoir :
- Si l’auteur concède un droit d’utilisation gratuit ou payant.
- Quel type de licence l’auteur concède.
L’onglet « Outils » de Google Images permet de filtrer les résultats par « Droits d’usage », ce qui aide à dégrossir la recherche. Mais ce filtre repose sur les déclarations des sites indexés : il ne vaut pas garantie. La licence réelle se vérifie toujours sur le site source. Utilisez Google Images comme point de départ de recherche, jamais comme source de téléchargement.
Comment savoir si une image est libre de droit, gratuite ou payante, et quel type de licence lui est applicable ? Autant de problématiques qui font obstacle à un usage rapide et facile d’illustrations dans le cadre de l’édition de contenus en vue d’une stratégie d’Inbound Marketing efficace à moindre coût. Heureusement, la banque d’image libre de droit gratuite vient en aide aux meilleurs directeurs marketing.
Banque d’image libre de droit gratuite : un outil indispensable pour l’édition d’un blog
Pour trouver des photos libres de droits gratuites, rendez-vous sur le web. Des sites dédiés donnent accès à toutes sortes de supports visuels : image clipart libre de droit, dessin libre de droit, image vectorielle gratuite, logo libre de droit ou encore illustration libre de droit. Vous avez toutes les chances de trouver le support visuel adapté à vos contenus web, à condition de choisir la bonne bibliothèque. Voici la liste des meilleures banques d’images où trouver des photos libres de droits gratuites.
1. Adobe Stock
Anciennement Fotolia, cette banque d’image libre de droit de référence fonctionne sur la base d’abonnements ou de packs de crédits : l’utilisateur acquiert des crédits, puis s’en sert pour obtenir une licence sur les fichiers de son choix. Avantages de la banque d’images Adobe Stock : un catalogue considérable et une qualité constante, avec une garantie contractuelle sur les autorisations. Inconvénient : Adobe Stock propose une majorité de fichiers payants.
L’essai gratuit permet de tester la plateforme pendant 30 jours et de télécharger 10 fichiers standard, qui restent acquis même en cas de résiliation. Attention au mécanisme : sans annulation avant la fin de l’essai, l’abonnement annuel démarre automatiquement, facturé 29,99 € HT par mois pour 10 fichiers mensuels. Les vidéos et la collection Premium sont exclues de l’offre d’essai.
2. Pixabay
Banque d’images gratuites par excellence, Pixabay dépasse aujourd’hui les 4 millions de photos, auxquelles s’ajoutent plus d’un million d’illustrations, des vecteurs, des vidéos, des musiques et des effets sonores. Le tout est accessible sans abonnement.
Point de vigilance : contrairement à une idée répandue, Pixabay n’est plus sous licence CC0. La plateforme applique depuis 2019 sa propre licence, renommée « Content License » en 2023. Seuls les contenus déposés avant le 9 janvier 2019 restent en CC0. L’usage commercial demeure gratuit et sans attribution obligatoire, mais la revente du fichier brut est interdite.
Avantages : le moteur de recherche avancée en haut de page est intuitif et performant, il permet de sélectionner les fichiers par type, par orientation (portrait ou paysage), par catégorie, par taille et par couleurs dominantes.
3. Unsplash
Unsplash a quitté le CC0 en 2017 au profit de sa propre licence, adoptée pour contrer les sites qui aspiraient sa bibliothèque. Toutes les photos publiées peuvent être utilisées gratuitement, à des fins commerciales ou non, sans attribution obligatoire. Une réserve : il est interdit de compiler les images pour créer un service concurrent. Et si vous passez par l’API plutôt que par le téléchargement classique, l’attribution devient obligatoire.
Avantages : une direction artistique homogène, une recherche par couleur ou par format. Inconvénient : Unsplash propose uniquement des photos, pas de fichiers vectoriels.
4. Pexels
Pexels applique aujourd’hui sa propre licence, même si une partie du fonds ancien reste en CC0. Usage commercial autorisé, modification permise, aucune attribution requise, avec la même réserve que chez Unsplash sur la constitution d’un service concurrent, et la même obligation d’attribution en cas d’usage de l’API. Moteur de recherche multicritères et large choix d’images toutes catégories confondues : Pexels réunit les avantages d’une bonne banque de photos gratuites.
5. Freepik
Freepik se distingue des trois précédentes sur un point décisif : sa bibliothèque regroupe non seulement des photos, mais aussi des illustrations et surtout des fichiers vectoriels en .ai ou .eps. Ces documents, bien connus des graphistes, permettent de construire son propre visuel à partir d’éléments modifiables, pour un rendu personnalisé et unique.
Le point à connaître avant de télécharger : le plan gratuit de Freepik impose l’attribution de l’auteur. Concrètement, vous devez afficher un crédit du type « Designed by [auteur] / Freepik » là où le visuel est publié. C’est rarement compatible avec une page commerciale ou une identité de marque. Pour un usage professionnel sans mention, il faut passer par l’offre payante, qui inclut la licence commerciale.
Et aussi
Iso Republic, Flickr ou encore Pickit sont d’autres pistes à explorer pour trouver la photo qui illustrera le mieux un tutoriel, un article de blog ou une fiche produit. Sur Flickr en particulier, la licence varie d’une image à l’autre : le filtre par licence est indispensable.
Trouver une image gratuite libre de droit : la méthode
Les moteurs de recherche de ces plateformes se ressemblent beaucoup. Pour trouver la photo la mieux adaptée aux contenus à illustrer, la procédure est la même partout.
1. Taper le sujet de l’image recherchée. Les suggestions proposées par le moteur sont souvent utiles pour affiner. Pensez à tester le terme en anglais : sur la plupart des plateformes, il renvoie un choix nettement plus large.
2. Filtrer les résultats. Photo, vecteur, PSD ou icône, il suffit de cocher la case correspondante. Certaines plateformes permettent également de filtrer les fichiers vidéo.
3. Vérifier la licence attachée au fichier. C’est l’étape que l’on saute le plus souvent, et celle qui pose problème. Trois questions à se poser : l’usage commercial est-il autorisé ? Une attribution est-elle exigée ? La modification du fichier est-elle permise ? La réponse figure sur la fiche du visuel ou dans le résumé de licence de la plateforme.
A noter concernant la qualité du fichier : la plupart des sites proposent plusieurs tailles en téléchargement. Un logo inséré en dimension réduite en bas de page n’a pas besoin de la même définition que le visuel d’une page d’accueil. Ne téléchargez pas systématiquement la plus grande taille : une image surdimensionnée alourdit inutilement vos pages et dégrade vos temps de chargement, donc votre référencement.
4. Télécharger le fichier et l’utiliser dans le cadre défini par sa licence.
Un réflexe à prendre : documenter vos téléchargements
Quand un contenu est retiré d’une plateforme, sa page disparaît, et avec elle la preuve que vous l’aviez téléchargé sous une licence donnée. Conservez une capture de la page du visuel avec sa licence, ainsi que la date de téléchargement. C’est deux minutes au moment du téléchargement, et c’est votre seule pièce en cas de contestation ultérieure.
A noter : tout comme les images téléchargées sur les sites dédiés, les contenus éditoriaux – articles de blog, fiches produit, présentations, tutoriels – demeurent la propriété exclusive de leur auteur. En créant du contenu qui inclut des images, l’éditeur est protégé contre toute utilisation desdits contenus par un tiers.